Jan van der Marck (1929-2010)
Traduction par Cecilia Galera de l’introduction de Jan van der Marck au catalogue de l’exposition Picture to be Read/Poetry to be Seen de 1967 au Museum of Contemporary Art de Chicago.
Catalogue (Version PDF)
Jan van der Marck (1929-2010)
Traduction par Cecilia Galera de l’introduction de Jan van der Marck au catalogue de l’exposition Picture to be Read/Poetry to be Seen de 1967 au Museum of Contemporary Art de Chicago.
Catalogue (Version PDF)
Conférence d’Eric Dayre, professeur de littérature comparée à l’ENS de Lyon, sur le travail de Boris Kaufman
Conférence filmée le 18 janvier 2017, à l’auditorium de l’ENSP, Arles.
Spectres, entrouvert et négation. À propos de « Cathedral of the Pines » de Gregory Crewdson
“Cathedral of the Pines”, le dernier travail photographique de Gregory Crewdson, explore les thèmes habituels de l’artiste : scènes mystérieuses, fantasmes américains et esthétiques cinématographiques. Néanmoins, ce nouvel ensemble d’images nous permet, de par leur épurement, d’envisager l’œuvre de l’artiste sous un nouveau regard et, ainsi, poser une réflexion sur l’image photographique.
mots-clés : Gregory Crewdson, spectre, négation, Bachelard, Heidegger, Vallos
Texte : À propos de Cathedral of the pines
Auteur : Jean-Baptiste Carobolante est diplômé de l’École supérieure d’art de Bordeaux et doctorant en esthétique et histoire de l’image.
Mots-clés : Gregory Crewdson, spectre, négation, États-Unis, Bachelard, Heidegger, Vallos
Les écoles d’art deviennent des lieux de recherche. Est attendu des étudiants un discours intelligible sur leur travail sensible et leur position dans l’histoire de l’art. La synchronie du ressentir et du savoir étant impossible, les étudiants en sont réduits à la ruse, à la maladresse ou à la servitude volontaire. Dans quelle mesure doit-on accepter l’obsession de la transparence, du rendement et de la normalité en école d’art?
mots-clés : Claass, école d’art, pédagogie, recherche, institutions, ressentir, savoir, utilité
Comment une œuvre d’art s’adresse-t-elle à un spectateur ? Chose inconcevable dans le monde antique, le concept d’image repose désormais sur le déséquilibre entre la technicité de l’émetteur et la non-technicité du spectateur. Les écueils d’un tel écart sont l’aliénation, la formation d’une technocratie artistique, la fascination et la surévaluation du processus technique. La pensée moderne tente de rétablir un équilibre entre émetteur et récepteur, notamment en affirmant que le spectateur fait l’œuvre (ce qu’on peut nommer processus duchampien). Néanmoins, on assiste à une médiation croissante entre œuvres et spectateurs et à une réduction de ceux-ci à un public, ou pire, à des clients. Ces processus sont une confiscation de l’art et une négation des capacités de l’être à se sentir adressé. Dès lors, dans quelle mesure doit-on accepter la médiation ?
Mots-clés : Vallos, adresse, spectateur, technicité, médiation, public, industrie culturelle
Conférence de Jean-Louis Boissier sur le thème Ubiquité des immobiles
Le 10 octobre 2016, Auditorium de l’ENSP, Arles
Alexandre Quoi, «Chefs-d’œuvre en boîtes et autres musées d’artiste»
in Laurent Le Bon (dir.), Chefs-d’œuvre ?,
Éditions du Centre Pompidou-Metz, Metz, 2010, p. 507-512
Mots clés : Quoi, boîte d’artiste, catalogue Chefs-d’œuvre?, exposition, musée
Furio Jesi «Symbole et silence»
Traduit de l’italien par Fabien Vallos
Initialement publié dans la revue Arte Oggi, n°28, 1966
Mots clés : Jesi, symbole, silence, «reposant en eux-mêmes»
EMANUELA MELONI
Le paysage et la photographie.
La photographie comme représentation, la photographie comme apparition.
Ce travail se veut un essai d’ouverture à des questionnements qui concernent la relation entre le sujet, le paysage et la photographie. En essayant de questionner le paradigme photographique pour en définir les traits phénoménologiques et en interrogeant sa propre nature technique, nous tenterons de comprendre s’il peut être détaché de la question de la pure représentation. La photographie, bien que capable de figer la réalité dans un de ses instants, risque – en adoptant une attitude objectivante – de saisir simplement un des aspects de ce qu’elle enregistre, sans réussir à manifester la tension qui distingue le réel dans toutes ses formes. L’interrogation à laquelle on se soumet est donc de chercher à comprendre si la photographie peut, en se libérant – au moins partiellement – de la mimèsis, se défaire du besoin de l’objectivation de ce qu’elle enregistre pour se faire seuil entre le monde intérieur et le monde extérieur, entre le visible et l’invisible, le réel et l’imaginaire.
TEXTE ( Article Emanuela Meloni )
Mots-clés : Meloni, paysage, photographie, apparition, représentation, visible
Faire corps avec la technologie ? Études de l’incidence des sciences et technologies dans les arts.
Abstract : Les avancées technologiques sont introduites de façon exponentielle dans nos vies. Comme tout outil, il implique des conséquences sur nos gestes, notre comportement, mais aussi sur la manière dont nous nous considérons en tant qu’être humain. En somme, partout où la technologie prend forme, dans l’informatique, la médecine, les arts, elle engage un processus mutationnel qui touche les représentations du corps, l’individu, les formes et les contenus artistiques. Les réflexions sur ce phénomène ainsi que les problèmes éthiques inhérents à ce dernier, nous sont contemporain et fond émerger différents courants de pensée. Les recherches et les œuvres qui en découlent sont manifestes de l’ampleur de ce mécanisme.
TEXTE ( Article Isoline Spote )
Mots-clés : Spote, technologie, corps, cybernetic, art numérique, bio-art
L’œuvre d’art comme épreuve de l’écart entre la mesure et l’objet
Notes sur l’immaturité de l’artiste.
Installations, sculptures, performances. Ces pratiques altèrent notre perception de l’espace et nous proposent d’expérimenter des non-lieux. Si l’œuvre d’art est une atopie, comment pouvons-nous donc nous placer face à l’écart qui s’en suit ? Simplement, en acceptant et en établissant les justes distances. Pour illustrer ce processus, nous nous servirons du texte du Baron Perché, roman clé de l’œuvre d’Italo Calvino et nous appliquerons à sa structure narrative la valeur de paradigme de création. Le Baron, incapable de se tenir aux règles préétablies instaure une distance entre soi et le monde et choisit d’interagir avec son entourage depuis le haut des arbres. Éloge de la légèreté, de la désobéissance, de l’obstination, le roman de Calvino nous propose de découvrir l’éthique de l’immaturité. Peut-elle conduire à des résultats inattendus ?
TEXTE EN FRANÇAIS (Article Carolina Zaccaro – français)
TEXTE EN ITALIEN (Article Carolina Zaccaro – italien)
Mots clés : Zaccaro, mesure, œuvre, immaturité, Calvino, Baron perché, distance, paradigme de création.
Le rapport texte-image : pour l’élaboration d’une mythogenèse.
Abstract : L’objet de cette étude est d’ouvrir une discussion autour de la question du rapport texte-image et de comprendre en quoi ce dispositif participe à l’élaboration d’une mythogenèse. Comment faire son mythe ? Pourquoi quelqu’un en vient-il à se raconter ? De quelle manière les artistes qui travaillent sur le récit de soi en viennent à coupler une image à un texte ? Par quel moyen intervient le dispositif texte-image dans l’élaboration d’une mythogenèse ? Ce mémoire interroge cette nouvelle forme esthétique du récit de soi depuis la fin des années 1960 et tente d’analyser le rôle du dispositif texte-image dans cette élaboration.
TEXTE (Article Pauline Wallerich)
Mots clés : Wallerich, quête identitaire, mythogenèse, esthétique du récit, fictionnalisation de soi, entre-image, ré-inscription du langage
Conférence de Jean-Christophe Bailly et Bertrand Stofleth autour
de l’ouvrage France(s) Territoire Liquide
À défaut d’une image
Pour une grammaire indécidée des signes
Les œuvres mettant en jeu du texte posent un problème de lecture. Faut-il les lire ou les regarder ? Et selon quels critères ? Oscillant entre arts plastiques et poésie, entre image et texte, elles semblent nous dire quelque chose tout en se dérobant aux systèmes de lecture classique. Certains penseurs de la modernité artistique (Rosalind Krauss, Pierre-Damien Huyghe, Jean-François Lyotard) nous donnent des pistes pour comprendre ces œuvres hybrides : se méfiant de la représentation, le spectateur est face à des manières, à un processus, plus qu’à une œuvre figée. Aussi quelles sont ces manières de jouer avec nos systèmes interprétatifs ?
TEXTE ( article de P.M Drapeau-Martin)
Mots-clés : Drapeau-Martin, grammaire indécidée, poésie, art plastique, manières, lecture
Désignification, grammoclastie, alter-lisible/dicible : donner des mots à la subversion du poétique
Conférence prononcée lors de la journée d’études Les Nouvelles Écritures Politiques : Le Poète Dans La Communauté, Birkbeck – University of London, 13 février 2015, publiée in A. De Francesco, Continuum. Écrits sur la poésie comme pratique artistique, La Haye/Tirana : Uitgeverij, 2015
TEXTE (Article De Francesco)
Mots clés : Francesco, poétique, grammoclastie, alter-lisibilité, désignification, subversion, œuvre.
«Augmentation, supplément, distorsion : entre écriture, image et objet»
Conférence de Alessandro De Francesco, poète, théoricien et artiste le 29 mars 2016 dans le cadre du laboratoire FIG.
https://www.youtube.com/embed/t7KFtZxvYmI?feature=oembed
Conférence filmée Auditorium de l’ENSP, Arles
Conférence de Sylvie Boulanger, directrice du CNEAI (Centre National Édition Art Image)
Présentation des outils de la recherche en art à partir des structures du CNEAI et de ICONOTEXT.
Conférence filmée – Auditorium – ENSP Arles
Conférence du collectif A CONSTRUCTED WORLD
Conférence filmée – Auditorium – ENSP Arles
Conférence de Eric Dayre
Rimbaud photographe, marché d’Harar. Ethiopie, 1880
Conférence filmée. Auditorium, ENSP Arles
Le quelconque du portrait : gestes et disposition dans le portrait pluriel
Abstract : Le portrait cherche à représenter une personne, c’est-à-dire un individu dans ce qui le caractérise, l’identifie et fait sa singularité. S’interroger sur le portrait amène nécessairement à des questionnements ontologiques, à savoir : qu’est-ce qui fait l’identité de l’être ? Dans un retournement qui emprunte à la phénoménologie et à la philosophie contemporaine, on peut penser le portrait de groupe comme une manière de représenter l’individu dans un flux relationnel où l’être n’est jamais qu’un être-avec. Le geste, le détail et la disposition sont autant d’éléments qui, arrêtés et rendus visibles dans la photographie, permettent de saisir l’individu dans son être-à-plusieurs.
Mots-clés : Topakian, ontologie, quelconque, portrait pluriel, être pluriel, geste synecdoque, singularité, phénoménologie, portrait, identité
AURÉLIEN TALBOT
« Traducteur de cailloux » : littéralité et traduction chez Emmanuel Hocquard
Abstract : Le thème du séminaire « le réel du poème » sera abordé par la poésie d’Emmanuel Hocquard et plus précisément par son rapport à la littéralité et à la traduction. Les écrits d’Emmanuel Hocquard sont en effet marqués par ce qu’on pourrait appeler un tournant, une crise. Iil est possible de dater très précisément ce moment grâce aux indications et aux remarques d’Emmanuel Hocquard lorsqu’il revient sur son parcours.
Mots clés : Talbot, Hocquard, poésie, crise poétique, tournant, traduction, littéralité de la traduction, réel du poème.
FABIEN VALLOS
Revue Semicerchio n°L, 2014
Nous proposons une thèse qui consiste simplement à dire qu’il est sans doute nécessaire de penser différemment poème et poésie. Cela signifie qu’ils ne sont pas la même chose, mais surtout qu’ils ne sont pas tenus à une relation nécessaire de causalité : en ce sens le poème n’est pas essentiellement le produit finalisé de la poésie. Il est important de penser que la relation entre poème et poésie est ce que nous nommerons poièsis. Poièsis est le projet qui consiste à penser la teneur de l’opérativité et non celle de l’œuvre.
Mots clés : Vallos, poièsis, renversement mimèsis, ontologie plate, relation silencieuse, poèmatique, fin du poème.
PABLO MÉNDEZ
La matérialité de l’expérience. En revisitant l’art vidéo
La matérialité sous la loupe d’une théorie de l’art adornienne, se présente comme l’évidence vide de l’art. Un objet, un être humain, un espace, un temps et La phénoménologie au milieu. L’expérience artistique a été travaillée au long de l’histoire de la philosophie, de l’esthétique et de l’histoire de l’art, de la psychologie, de la neurologie. Mais ceci n’a quasiment jamais été traité comme matérialité constitutive du lien entre un spectateur et un objet. L’intérêt est justement d’essayer de l’étudier passant à travers l’art même: une théorie de l’art pour l’art. L’expérience est le nœud de l’expression artistique. Ceci trouble. Ceci est complexe. La poésie peut être un biais pour mieux saisir ce qui est insaisissable. Visiter les nouvelles expressions pour redéfinir un informe comme le purement poétique.
Mots-clés : Matérialité, expérience, art vidéo, objet-image, poiêsis et praxis, Adorno, théorie de l’art
ELSA LEYDIER
Entre Europe et Amérique latine : Le système artistique et la thèse d’une nouvelle anthropophagie culturelle traite du déploiement artistique des pays d’Amérique latine face à l’hégémonie occidentale (historique, politique, artistique), à travers le prisme du Mouvement Anthropophage, apparu au Brésil et théorisé par Oswald De Andrade. Comment se met en place cet acte de « dévoration » dans le champ de l’art ? Par la notion d’anthropophagie — prônant une absorption des principes occidentaux, avant de les transformer en les faisant exister conjointement aux identités et principes originels dans le but de se voir enrichi de cette multiplicité d’influences et de qualités en provenance d’origines diverses — se déconstruit l’idée d’une relation binaire entre Amérique latine et Europe, qui s’établirait entre continent soumis et continent oppresseur, ceci au profit d’une revendication d’une relation d’intervalorisation et de la pluralité.
Mots clés : Thèse, anthropophagie culturelle, Oswald De Andrade, Amérique latine, métissage artistique, intervalorisation
11 vidéos présentées lors du colloque sur Roland Barthes, « Barthes is Back », au théâtre de la ville d’Arles durant les Rencontres Internationales de la Photographie de 2015. Pierre-Marie Drapeau-Martin, Aurélie Jacquet, Émilie Saubestre, Rebecca Topakian, Anne-Sophie Tritschler.
Mots clés : Barthes, RIP 2015, ENSP, Drapeau-Martin, Jacquet, Saubestre, Topakian, Trischler, vidéos.
Pour citer cet article : Barthes is Back (col.11 vidéos), CRAI, 2015